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Vue de l'exposition galerie J. Cerami
MICHAEL MATTHYS - LA VILLE ROUGE

VERNISSAGE - 27 / 04 / 2007
DATES - DU 28 / 04 / 2007 AU 02 / 06 / 2007

La galerie présente les 150 planches de son prochain livre
Michael Matthys « La Ville Rouge »


Il y a peut-être un dieu dans la ville rouge. Ou un avorton minable. Il y a en tout cas une conscience qui visite, qui habite la ville. C’est avec du sang de boeuf récupéré dans les abattoirs de Charleroi que Michaël Matthys a brossé cette fresque sauvage et amoureuse.
Ça saigne, je vous le disais. Mais ça saigne, comme saigne un cœur aux abois de lendemains qui filent toujours plus vite, sans cesse plus incertains. Visions fulgurantes, d’apocalypses ou de rêve, selon le moment, métro, passants, places et monuments, Constantin Meunier et le Marsupilami, un homme qui marche et un qui court, des visages flous et d’autres qui s’écrasent dans l’anonymat, comme des voitures sur un ring…"

Extraits Roger-Pierre Turine – La Libre Belgique


MICHAEL MATTYHS

Par ailleurs, et au delà de la Bande dessinée, l’intérêt du Musée pour Michaël Matthys porte aussi sur le regard très particulier que l’artiste, né à Charleroi en 1972, pose sur sa ville natale. Il nous entraîne ainsi, au fil de dizaines, de centaines de planches, de dessins et de gravures dans un univers dont la ville est à la fois l’épicentre et le point de convergence. Dans un univers en rouge et noir, Matthys décrit la ville, sa ville. Ses bruits, ses odeurs, ses rythmes, ses jours et ses nuits, ses habitants… qui y aiment, y travaillent, y meurent. Leur face rouge, leur face noire.

Si Michaël Matthys se distingue dans l’univers de la Bande dessinée, il est également, et peut-être avant tout, l’auteur de dessins magistraux. Dessinateur de talent pour lequel le fusain, classique, et le sang, fondateur s’il en est, constituent les médiums de prédilection, il fait montre dans ses paysages urbains, ses vues de rues et d’intérieurs d’usines, d’une acuité vouée tant à la réalité qu’à l’atmosphère…

Aller jusqu’au bout : parler de l’humain à l’humain, avec de la matière vivante. Non pas comme un « truc » dont on abuse mais comme une nécessité qui s’impose et qui fait mouche.

Extraits Coraly Aliboni
Conservatrice f.f.
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MICHAEL MATTHYS